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Anacarde : Le Burkina Faso en produit 35 000 tonnes par an

Du 18 au 19 août 2015, les acteurs de la filière anacarde (noix de cajou) étaient en atelier à Bobo-Dioulasso. Au cours de la rencontre, ils ont procédé au lancement du projet renforcement des capacités des acteurs de la chaîne de valeur anacarde en Afrique de l’Ouest financé en partie par la GIZ. Cet atelier offre l’occasion de lever un coin du voile sur la contribution de cette filière au développement du Burkina Faso.

La production d’anacarde connaît une forte expansion en Afrique. Avec 13 000 tonnes de noix brutes en 1990, la Côte d’Ivoire est devenue, en 2012, le 2e producteur mondial avec 450 000 tonnes derrière l’Inde (600 000 tonnes). Le Burkina Faso se positionne loin derrière son voisin ivoirien, avec 35 000 tonnes en 2012, mais produit à peu près autant que le Ghana, le Mali et le Sénégal (respectivement 40 000, 20 000 et 20 000 tonnes). Plus de 45 000 ménages vivent de la production d’anacarde au Burkina Faso. Ils se retrouvent principalement dans la partie sud-ouest du pays puisque cette espèce requiert une pluviométrie supérieure à 800 mm/an.
L’anacardier était peu connu du grand public au Burkina Faso avant l’indépendance. Les premières plantations ont été réalisées vers 1960 par le Centre Technique Forestier Tropical (CTFT). L’anacardier a été longtemps considéré comme une essence plus forestière que fruitière. L’exploitation économique de l’anacardier a réellement commencé en 1980 dans le cadre du Projet Anacarde. En 1997, le gouvernement a lancé un programme de développement de la filière de l’anacarde ayant comme objectif la mise en terre de 1 000 000 plants.

Si on cultive l’anacardier c’est avant tout pour sa graine. Elle est riche en protéines, vitamines, oligo-éléments et acides gras qui aident à réduire le taux de cholestérol. Les amandes entières sont principalement consommées comme «amuse-gueule ».Les morceaux d’amandes sont majoritairement utilisés dans la confiserie et la pâtisserie.

Anacarde 2

Le véritable essor de l’anacarde est essentiellement dû au développement de son marché, avec l’arrivée en Côte d’Ivoire puis au Burkina Faso d’acheteurs indiens à partir de 1995. Les prix d’achat de la noix augmentent rapidement, ce qui a pour effet de stimuler la création de vergers paysans. Des réseaux d’acheteurs et d’intermédiaires se structurent pour acheminer la noix brute vers les ports d’Abidjan en Côte d’Ivoire ou de Téma au Ghana.
Mais la filière a longtemps souffert de l’absence d’une structure formelle regroupant les acteurs en vue de leur professionnalisation. C’est pour remédier à cette situation que l’Union nationale des producteurs d’anacardes du Burkina Faso (UNPA/BF) a été créée en mai 2013. Le projet lancé à Bobo, contribuera, à travers des formations et des séances de sensibilisation, à accroître la productivité de l’anacarde en vue de lutter contre la pauvreté.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/ Groupe Ecodafrik

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