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Algérie: LES UNIVERSITAIRES ÉTUDIENT LA QUESTION À ORAN L’économie des hydrocarbures déconnectée de la société

A peine la réunion de l’Opep est-elle achevée que l’Ecole supérieure d’Oran organise un important séminaire international sur les marchés mondiaux du gaz naturel.

De nombreux experts internationaux et des cadres de Sonatrach et Sonelgaz auront l’occasion de présenter leur vision sur les marchés mondiaux du gaz naturel en analysant les enjeux et les stratégies d’acteurs internationaux. Ce sera les 1 et 2 décembre prochains à Oran. La première journée verra les interventions du professeur Abderrahmane Mebtoul sur le thème: «L’Algérie face aux mutations gazières mondiales» et celle de Abdelmajid Attar, ancien P-DG de Sonatrach à propos «des facteurs influents sur les marchés gaziers. Ce sera Ahmed Mecheraoui, représentant du ministre de l’Energie qui présidera cette séance suivie par les interventions des autres analystes et économistes.
Tous ces animateurs de la rencontre auront certainement à se positionner sur la destination des revenus des exportations des hydrocarbures dans le Monde arabe et en Afrique. Ils pourraient peut-être joindre dans ce cadre les conclusions de l’ouvrage du docteur Emile H.Malet intitulé Défendre la civilisation face à la mondialisation. Ce docteur en sciences économiques et directeur du Forum mondial du développement durable, souligne que la majorité de la population de la planète tend à perdre ses repères et propose de concilier l’efficacité économique et une profonde justice sociale.
C’est d’autant plus vrai dans des pays arabes et africains comme la Libye, l’Egypte et le Nigeria qui sont à la fois producteurs d’hydrocarbures et en proie à des mouvements sociaux incertains. Malgré les richesses de ces pays issues des hydrocarbures, la crise économique est toujours là avec une présence de régimes despotiques. Dans ces cas, les richesses sont détournées sans répondre aux aspirations de la jeunesse totalement désemparée avec les niveaux de chômage alarmants qui touchent également les diplômés et une concentration du revenu national au profit d’une minorité pas nécessairement tournée vers la création de valeur ajoutée interne. Commentant cet ouvrage, Dr Mebtoul souligne que le divorce entre la sphère économique et la sphère sociale est un véritable danger pour le futur des économies.
Il serait ainsi temps de se tourner vers les économies déconnectées des hydrocarbures pour offrir de l’emploi à des millions de jeunes.
C’est dans ce cadre que les autorités algériennes tablent sur un partenariat dynamique avec l’étranger pour engager le pays dans une industrialisation qui permettrait de réduire la dépendance aux hydrocarbures. C’est le cas notamment avec la Turquie lors de la dernière visite de son président, Recep Tayyip Erdogan illustrant la volonté des deux pays de renforcer leur partenariat dans le domaine économique. Avec d’autres pays, il y a aussi des forums économiques des hommes d’affaires qui se multiplient à côté des traités de coopération.
Des centaines de sociétés étrangères sont présentes en Algérie pour la prise en charge de projets dans différents secteurs. Mais pour l’instant, les importations algériennes sont constituées par des demi-produits, des biens d’équipements industriels et des biens de consommation alimentaires et d’autres produits encore jusqu’à atteindre 60 milliards de dollars alors que les exportations algériennes se concentrent en revanche, à plus de 90%, dans le domaine des hydrocarbures et les produits dérivés.

Ali TIRICHINE
lexpressiondz.com

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