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Agro-business au Burkina Faso : «CIMAGRI», un nouveau partenaire des agriculteurs burkinabè

La Centrale d’intrants et de matériels agricoles (CIMAGRI) a officiellement ouvert ses portes, le samedi 1er juillet 2017 à Bobo-Dioulasso. Sise au secteur n°23 de la ville, la société est spécialisée, entre autres, dans l’achat des matières premières agricoles et l’approvisionnement des semences améliorées, des engrais chimiques, et des
herbicides.

 
agro-business-au-burkina-faso-_595acb38c9560_l250_h250L’approvisionnement en intrants agricoles, la stabilité du marché agricole, et le financement de la production agricole sont les problèmes cruciaux que vivent les agriculteurs burkinabè. C’est de ce constat qu’est née l’idée de création de la Centrale d’intrants et matériels agricoles (CIMAGRI), dont le lancement officiel des activités est intervenu, le samedi 1er juillet 2017, à Bobo-Dioulasso. Elle émane d’une initiative de professionnels de l’agriculture, dont le directeur général, Nestor Yérima. « Nous avons fait une analyse approfondie à partir de laquelle nous avons relevé les problèmes cruciaux qui minent le développement de l’agriculture burkinabè», a déclaré Nestor Yérima, pour justifier la création de sa société. La CIMAGRI, a-t-il dit, est spécialisée dans l’achat et l’approvisionnement des matières premières agricoles, que sont, entre autres, les semences améliorées, les engrais chimiques, et les herbicides. Toujours à écouter M. Yérima, cette Centrale se charge de la collecte et de la commercialisation des produits céréaliers, tels que le maïs, le sorgho et le sésame, issus des récoltes des producteurs. Dans le cadre de ses activités, la CIMAGRI dispose d’un vaste réseau de producteurs ayant adhéré à l’initiative, et dénommée « Ensemble pour la prospérité ». Cette initiative, selon les responsables de la CIMAGRI, a pour but de booster la production agricole, et d’inciter à l’entrepreneuriat agricole.
Des producteurs organisés en réseaux
Odette Millogo est entrepreneure agricole depuis 5 ans. Elle siège actuellement à la Chambre régionale de l’agriculture des Hauts-Bassins. Elle est une partenaire privilégiée de la société, en tant que représentante des femmes productrices de CIMAGRI. Dans son rôle de première responsable de l’association féminine agricole «Benkadi» du village Satiri, elle a apprécié la collaboration avec la Centrale. «La CIMAGRI a acheté nos céréales de la campagne 2016-2017. L’avantage avec elle, est que ses prix sont plus stables et acceptables qu’avec les acheteurs ordinaires», a laissé entendre Mme Millogo. La CIMAGRI organise donc les producteurs en réseaux, pour pouvoir les approvisionner à crédit, en intrants et en matériels.
Elle les accompagne techniquement depuis la production jusqu’à la récolte. Cette centrale couvre cinq régions dont la Boucle du Mouhoun, le Sud-Ouest, les Hauts-Bassins et le Centre-Ouest. Aussi, elle s’étend jusque dans la région du Centre. L’ambition de CIMAGRI, a laissé entendre son DG, c’est de couvrir tout le territoire national. Le représentant du directeur régional de l’agriculture des Hauts-Bassins, Abou Sanou, chef du service régional des études et statistiques agricoles de la direction régionale des Hauts-Bassins, a salué la création de cette société. Selon lui, la CIMAGRI vient à point nommé, étant donné que la disponibilité à temps des intrants et des matériels agricoles de qualité aux producteurs, est une préoccupation majeure du ministère en charge de l’agriculture. «Le problème d’intrants et de matériel agricole est une question délicate. Malgré la volonté du gouvernement, il n’arrive pas à couvrir toute la demande des producteurs», a-t-il indiqué. Sans remplacer les services techniques de l’Etat, CIMAGRI est donc aux yeux de M. Sanou, une solution aux difficultés du monde agricole. Il a, en outre, affirmé que des recherches ont prouvé qu’une semence de qualité contribue à plus de 40%, au rendement potentiel des spéculations agricoles. La CIMAGRI a un large marché car, comme l’a dit le superviseur du point focal de Bama, Amed Bazié, il n’y a pas assez de structures concurrentes sur le terrain.
«La SOFITEX est l’une des rares sociétés à donner des intrants aux producteurs, mais elle priorise la culture du coton», a-t-il précisé. La cérémonie de lancement a été coparrainée par le pasteur Elisée Zerbo, coordonnateur du Centre d’évangélisation de l’Ouest, et par la directrice du cabinet de «CGEF AFRIQUE-SARL», Zalissa Sama. A cette occasion, le pasteur Zerbo a invité les autorités burkinabè à soutenir la CIMAGRI dans son initiative. Ce qui, à ses dires, pourrait éviter au «pays des Hommes intègres», de courir toujours derrière l’autosuffisance alimentaire.

Alpha Sékou BARRY
sidwaya

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