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Africallia 2018

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AFRICALLIA 2018: Les Présidents de la BOAD et de la CEDEAO attendus à la 5ième édition selon le Président du Comité de Pilotage, Oumarou YUGO

Le Forum Ouest Africain de Développement des Affaires (AFRICALLIA) se tient à Ouagadougou au Burkina Faso du 21 au 23 février 2018. Pour parler de l’organisation de cet important évènement économique africain, ECODUFASO en partenariat avec la Chambre de Commerce et de l’Industrie (CCI-BF) ainsi que le Magazine Afriqa Normes dans l’entretien qui suit vous propose un décryptage de la prochaine édition d’AFRICALLIA avec l’homme d’affaire burkinabè Oumarou Yugo, Président du Comité de Pilotage d’Africallia et par ailleurs Vice-Président en charge de l’Industrie à la CCI-BF.

 

ECODUFASO : En tant que Président du Comité de Pilotage de Africallia 2018, Pouvez-vous nous faire un bref historique de cet important rendez-vous économique ?

 

OUMAROU YUGO : Africallia est la fille de FUTURALLIA qui est un évènement qui vient de la Région de France plus précisément à Poitiers. C’est un Forum qui permettait le déplacement des chefs d’entreprises burkinabè pendant une dizaine d’années. Il a vu un leadership burkinabè qui a permis à la Région de Vienne d’intégrer le Burkina Faso dans ses administrations. A l’issu de ces intégrations, des débats ont eu lieu au quatre-centième anniversaire du Québec. C’est là qu’a vu l’arrivée et la création d’Africallia par la Chambre de commerce et de l’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF), qui depuis 2010 a lancé la 1ere édition d’Africallia. Le forum couvre tous les pays de l’UEMOA et une quinzaine d’autres pays qui viennent pour ce forum d’affaires depuis maintenant quatre édition. Nous sommes à la 5ième édition.

 

Vous l’avez dit, vous êtes à la 5ième édition du Forum Africallia, quel bilan faites-vous des précédentes éditions ?

 

C’est un bilan satisfaisant dans la mesure où les éditions antérieures ont vu la participation en moyenne de 400 à 500 entreprises. La dernière édition faut le reconnaitre a subi une chute justifiable d’autant plus qu’elle s’est tenue, juste après l’Insurrection Populaire qui a vu la mise en place de la Transition politique. Et également le pays a subi le Coup d’Etat qui a créé une sorte de psychose dans le milieu des affaires mais qui n’a pas empêché la présence de près de 400 chefs d’entreprises d’une vingtaine de pays.

Malgré le fait que nous n’avons pas eu les mêmes chiffres, ce bilan a été un évènement exceptionnel. Nous pensons que l’édition en cours va certainement relever ce défi.

 

Quelle sera l’innovation majeure de cette 5ième édition d’Africallia ?

 

Cette édition s’articule sur plusieurs points. Premièrement nous avons mis tous les moyens en œuvre pour que la cérémonie d’ouverture soit présidée par le Chef de l’Etat. Nous espérons que son planning hyper-chargé lui permettra de nous faire cet honneur pour marquer un intérêt particulier à ce secteur privé qui pèse près de 900 milliards au Budget national. Sa présence prouvera une fois de plus l’intérêt qu’il accorde à ce secteur privé qui est la locomotive du développement.

Deuxièmement, nous nous sommes arrangés pour que le Président de la BOAD et le Président de la CEDEAO soient les Co-Parrains de cet évènement. C’est connu ces institutions sont de grands partenaires financiers extrêmement important dans la zone Ouest africaine.

Enfin, nous avons innové en offrant cette possibilité aux entreprises de pouvoir s’inscrire en ligne. Nous avons invité les ministres en charge du Commerce des huit pays de l’UEMOA, pour qu’un débat s’instaure dans la mesure où nous sommes à notre 5ieme édition et que la volonté pour le Burkina Faso c’est de faire en sorte que cet évènement puisse tourner dans la sous-région. A ce propos, notre ambition avec la Côte d’Ivoire c’est de pouvoir nous convenir afin que la prochaine édition ait lieu à Abidjan.

 

A combien est estimé le budget de cette 5ième édition d’Africallia ?

 

Environ 400 à 450 millions FCFA.

 

Et comment comptez-vous le rentabiliser ?

L’on ne parle pas de rentabilisation par ce que nos partenaires privés, institutionnels, que sont l’OIF, l’UEMOA, la CEDEAO, la BOAD, etc. nous permettent de boucler à peu près 90% de ce budget. En réalité c’est une opération qui revient à pratiquement zéro pourcent pour la Chambre de commerce et de l’Industrie du Burkina. La rentabilité d’une telle activité pour l’économie nationale, ne s’évalue pas en termes de rentabilité financière mais en termes d’impacts économiques et d’impacts sur les entreprises nationales.

 

 

Justement, quel est l’impact économique d’Africallia pour le Burkina Faso et l’Afrique en général ?

 

Par expérience personnelle, quand je suis rentré au Burkina Faso, pour participer à un Forum similaire, cela me coutait entre 8000 à 10 000 Euros pour aller dans n’importe-quelle contrée au monde. Africallia donne aujourd’hui l’opportunité aux PME burkinabè d’avoir 15 rendez-vous d’affaires en trois jours, et de visiter à peu près une vingtaine de pays sans avoir pris l’avion. Egalement l’occasion leur ait donner de pouvoir nouer des contacts à tous les niveaux notamment les services, l’industrie, l’artisanat, pour faire développer leurs entreprises. Les PME burkinabè ont la chance de nouer des relations d’affaires dans une vingtaine de pays sans se déplacer ou débourser un sou sauf leurs inscriptions qui est au prix de l’ordre d’environ 396Euros (soit 260 000 FCFA) comparativement à 500 Euros pour les entreprises non nationales. La dernière innovation de cette édition à ce propos porte sur les tarifs spéciaux d’inscriptions à l’endroit des femmes et des jeunes qui sont de l’ordre de 200 000 FCFA.

 

Approximativement combien de participants sont attendus à ce forum ?

 

Nous espérons à minima 400 chefs d’entreprises. Mais nous pouvons compter exploser ce compteur car l’objectif final c’est d’être entre 500 à 600 entreprises.

Concrètement que gagne une entreprise en prenant part à Africallia ?

Suivant le secteur d’activité cela vous donne l’opportunité d’avoir à portée de main des personnes capables de vous fournir du matériel divers que ce soit en BTP, en industrie, etc. Il y a des personnes qui arrivent avec des prestations diverses vous permettant d’avoir accès à un super marché du business à portée de mains. C’est quasiment 6000 rendez-vous d’affaires toutes tendances confondues, 15 rendez-vous par entreprise pour au finish aboutir à des relations d‘affaires efficientes. Si l’entreprise arrive à faire un travail en amont de prospection par rapport au besoin de l’entreprise cela lui sera incontestablement profitable.

 

Un appel à lancer à l’endroit des opérateurs économiques

 

Merci pour cette opportunité. Clairement les entreprises locales doivent être interpelées car la mobilisation doit être nette pour deux raisons. Nous sommes à 8,11%de PIB. L’objectif du gouvernement est qu’on puisse atteindre les 10% l’année prochaine. Cela passerait très clairement par une volonté des entreprises à se dynamiser d’avantages. Cette dynamisation passe par la volonté de voyager pour les prospections et d’identifier de nouveaux partenariats afin de réfléchir sur de nouveaux horizons. Là, nous donnons l’opportunité aux entreprises qui gagnent déjà leur vie ou non à prospecter. Nous les invitons à s’inscrire massivement à cet évènement économique pour relever les défis du secteur.

Nous offrons aux entreprises locales de pouvoir communiquer également en faisant du sponsoring qui leur permettra d’avoir une visibilité internationale. Après le SIAO et le FESPACO, AFRICALLIA est le plus grand évènement de regroupement humain qui permet de faire le business en Afrique.

 

Merci Monsieur Yugo

 

Merci à vous

 

Entretien retranscrit par B.S

 

Balguissa Sawadogo

Ecodufaso.com/Ecodafrik.Com

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