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Affaire Mont-Péko en Côte d’Ivoire : Un recensement prévu pour les ex-occupants

Le ministre en charge des Affaires Étrangères de la Côte d’Ivoire Marcel Amon Tanoh, accompagné d’une délégation, est à Ouagadougou pour une réunion avec les autorités burkinabè. Au menu de ce séjour, le recensement des ex-occupants du Mont Péko. Après une session de travail avec son homologue burkinabè, Apha Barry, la délégation  a été reçue en audience le 22 octobre 2018 par le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.

Le ministre des affaires étrangères de la côte d’ivoire Marcel Amon-Tanoh, a été reçu en audience à la présidence du Faso. A sa sortie d’audience, il a affirmé avoir fait le point au président du Faso, à propos du cadre de la coopération, le traité d’amitié et de coopération, qui, selon lui est un exemple pour la sous-région. «Nous allons également rendre compte au président Alassane Ouattara de l’avancée de nos travaux sur la réunion de préparation du comité de suivi du TAC8 » a-t-il poursuivi.

Le ministre des affaires étrangères et de la coopération Alpha Barry, a rappelé que la Côte d’ivoire est membre du conseil de sécurité et  doit présider le conseil de sécurité au mois de décembre. « Le ministre Amon-Tanoh nous a transmis une invitation pour que nous assistons à un débat de haut niveau sur la question du maintien de la paix et également des questions de sécurité en Afrique. Nous avons demandé le soutien de la Côte d’ivoire sur toutes les questions de sécurité, de défense concernant la sous-région et surtout le Burkina Faso. », a-t-il précisé.

Le ministre ivoirien des affaires étrangères et sa délégation ont été reçus le 22 octobre 2018 par son homologue burkinabè

Le ministre ivoirien des affaires étrangères et sa délégation ont été reçus le 22 octobre 2018 par son homologue burkinabè

Concernant le mont Péko, le ministre des affaires étrangères de la côte d’ivoire Marcel Amon-Tanoh, a affirmé qu’il n’y a pas de désaccord à ce niveau. Selon lui, « à l’issu du TAC7, nous devons nous mettre d’accord des instructions que nous avons reçu des chefs de l’Etat, de faire des recensements des populations concernées, pour savoir quelle est l’ampleur du phénomène ». En effet, les recommandations de Yamoussoukro relatives au Mont Peko devraient permettre de traiter cette question dans le respect des principes de solidarité qui fonde les relations entre les deux pays. Ils devront poursuivre leurs efforts en vue d’améliorer les conditions de vie des ex-occupants du Mont Péko a rassuré le ministre Amon-Tanoh.

En outre, les recommandations tiennent  compte de la protection de l’environnement et l’interdiction formelle d’exploiter les forêts classées.

 

Sombéwendin Micheline Nanéma

Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

 

Encadré : Historique du Mont Péko

Le parc national du Mont Péko est un parc national situé à l’ouest de la Côte d’Ivoire et occupant une superficie de 34 000 ha. Il est l’un des 8 parcs nationaux du pays et il tire son nom du mont Péko qui culmine à 833 m. Il est renommé pour sa végétation.

Abritant plus de 20 000 ressortissants burkinabè, cette population avait été appelée à quitter le Mont Péko (dans la région du Tonkpi à l’ouest de la Côte d’Ivoire) à la date du 30 juillet 2016. Ce sont environ 17 000 riverains, soit environ 30 000 au total dont 67% d’enfants, qui ont quitté le parc.

La ministre ivoirienne de la Solidarité, de la Cohésion sociale et de l’Indemnisation des victimesMariatou Koné, avait émis, en son temps,  ses inquiétudes de voir ces populations y retourner du fait du « surpeuplement autour du parc. Ce qui pose des problèmes humanitaires  (problèmes d’alimentation, d’éducation et de santé) ».

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