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Affaire «Charbon Fin»:  » …On ne peut pas faire l’économie de la science et de la technique pour que toute la lumière éclate dans cette affaire… « Oumarou Idani

Le ministre des mines et des carrières face à la presse

L’affaire « charbon fin » connait un nouvel épisode. Le ministre des mines et des carrières Oumarou Idani était face à la presse, le 3 Juin 2019, pour éclairer non seulement l’opinion publique mais également internationale.

La genèse de l’exportation du charbon fin remonte au 29 août 2018 et non en fin décembre 2018, indique le ministre des mines et des carrières. Après plusieurs séances de travail avec les services techniques compétents du ministère, un accord de principe pour l’exportation a été marqué le 10 octobre 2018 par la correspondance n°2018-579. La correspondance du 10 Octobre 2018 indique également qu’une autorisation de sortie sera délivrée ainsi qu’un bulletin de liquidation des royalties, à hauteur de 70% et à titre d’acompte de la valeur de l’or estimée dans le charbon. La même correspondance précise enfin, qu’une conciliation des quantités et des valeurs sera faite après résultat du traitement final du minerai au Canada.

Après analyse de 640 échantillons par la société, les quantités d’or fin ont été estimées à 304, 273 kilogrammes, tandis que celles d’argent étaient de 135, 891 kilogrammes.

La valeur totale estimée de ces métaux, sur la base des analyses de Essakane est de 7 128 620 297 F CFA. Les royautés représentant 4% de la valeur totale, sont de 285 144 812 F CFA et les royautés calculées sur la base des 70% à verser comme avance s’élèvent à 199 601 370 F CFA.

Après la saisie de la cargaison à Bobo Dioulasso le 30 Décembre 2018, le procureur a commis deux consultants pour investiguer et les deux consultants de compétence chimiste et douanière ont déposé leurs rapports au Procureur.

Par ailleurs, annonce le ministre, s’il advenait, au terme de la procédure judiciaire, que la société Essakane S.A était reconnue coupable d’infraction, elle court une amende, équivalant au double de la valeur dont il est question.

Quant au ministère, il s’inscrit particulièrement dans la voie de la recherche de la transparence. C’est pourquoi, explique le ministre, le ministère pense que dans le climat actuel de crise de confiance généralisée, on ne peut pas faire l’économie de la science et de la technique pour que toute la lumière éclate dans cette affaire.

En rappel, pour l’année 2018, la contribution du secteur minier à la formation des équilibres macro-économiques était de 266 milliards en termes de contribution aux recettes budgétaires, de 1 540 milliards en termes de recettes d’exportation et que ce secteur contribuait à hauteur de 10,6% de la formation du produit intérieur brut (PIB).

Sombéwendin Micheline Nanéma

Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

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