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Ouaga-Situation sociale à l’Hôtel SOPATEL SILMANDE : La Direction Générale donne de la voix

La Direction Générale de l’Hôtel SOPATEL Silmande a tenu une conférence de presse le jeudi 1 juin 2017 dans l’enceinte de l’hôtel à Ouagadougou. Objectif, partager l’information vraie à l’opinion publique burkinabè et internationale à propos de la situation sociale qui prévaut en ce moment au sein de l’entreprise.
 

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L’Hôtel Sopatel Silmande est l’un des plus grands édifices hôteliers dans le paysage de l’hôtellerie au Burkina Faso. En 2012, l’hôtel a signé avec le gouvernement burkinabè un contrat de gestion d’une durée de 20 ans. Sopatel Silmande repris l’hôtel avec l’ensemble du personnel dont l’effectif était estimé à 94 employés. L’hôtel a signé un contrat de travail avec chacun d’entre eux, pour compter du 1er septembre 2012. Et après ce recrutement les travailleurs placés en situation de chômage technique durant 22 mois, pour raison de rénovation bénéficiaient de tiers de leur rémunération mensuelle. Aux termes des travaux de rénovation, l’hôtel a repris ses activités le 1er juillet 2014, avec l’effectif sus évoqué.
A cette genèse express, pour comprendre la situation sociale qui prévaut à l’hôtel Sopatel Silmande, il faut remonter au 29 avril 2017 lorsque des employés ont manifesté leur mécontentement par rapport à la gestion du personnel et de supposés licenciements abusifs dont ils seraient victimes. Ce mécontentement avait entrainé la désertion de ces derniers de leurs postes de travail sans préavis à l’endroit de l’administration de l’hôtel. Cela avait entrainé une fermeture provisoire de l’hôtel et même le relogement des hôtes dans un autre édifice plus sécurisé.
Que se passe-t-il clairement à l’Hôtel Sopatel? Pourquoi ces licenciements ? Selon le Responsable du Capital Humain, Ibrahim Zagré, « A l’analyse des charges des différents services, présentée par le responsable des contrôles le vendredi 7 avril 2017, il est apparu une dotation de services des étages en produits d’accueil notamment des bonnets de douche et des vanity kits. Alors que le niveau de l’activité en matière d’hébergement ne demandait pas les quantités indiquées, le Directeur général a demandé au responsable des contrôles d’approfondir les vérifications sur le mouvement des stocks des produits. Il s’est avéré que le transfert était fictif. »
silmande
Des explications de Monsieur Zagré, ce serait au vue de cela que le Directeur général a commandité un audit interne réalisé par des auditeurs mais aussi un inventaire exhaustif des stocks de l’économat. Il a indiqué aussi que Les résultats de ces travaux ont révélé entre autre constat, d’importants manquants dans les stocks de l’économat, la création par le receveur d’un bon de commande fictif, concernant 10 paquets de cinquante bonnets de douche d’un montant total de 250 000 F CFA et 10 paquets de 50 vanity kits d’un montant total de 288 000 F CFA. Egalement la création par le receveur d’une demande interne étage-buanderie fictive, concernant 10 paquets de 50 de bonnets de douche d’un montant total de 250 000 FCFA et 10 paquets de 50 de vanity Kits d’un montant total de 288 000 F CFA. L’affectation aux étages des produits ci-dessus cités. Suite aux transferts fictifs décelés plutôt le receveur a été licencié après qu’on lui ait demandé des explications par écrit.
Le Responsable du Capital Humain en guise de bilan pour ce qui concerne les licenciements, a souligné qu’à ce jour l’hôtel a enregistré  « en 2015, 1 licenciement, en 2016 3 licenciements et en 2017 nous avons enregistré 3 licenciements.
Hôtel-Sopatel-Silmande
Selon M. Zagré, l’hôtel a voulu dans le cadre des fautes commises engagées des procédures disciplinaires qui conviennent. Ainsi donc 95 employés ont reçu des demandes d’explications après ces mesures. Il a été identifié 29 meneurs dont 8 délégués du personnel. Des lettres de licenciements ont été adressées aux 21 et les huit délégués dans le cadre des procédures en matière de sanction, une demande d’avis à l’inspection du travail a été adressée pour le cas les concernant.
Le Directeur général de l’Hôtel Sopatel Silmande, Oumar Sall, bien connu dans le milieu hôtelier pour avoir dirigé Azalai Hôtel Indépendance à Ouaga, s’est voulu plus précis. J’ai un regard de chef d’entreprise, un regard de pérennité, d’apaisement social, de productivité (…) a-t-il confié. Pour lui, l’impact de cette situation pour l’hôtel ne peut être mesuré car au-delà de l’impact en termes de chiffres d’affaires il ne faut pas perdre de vue celui sur l’image de l’hôtel, et la confiance des clients. Il aussi conclu en ces termes, « socialement ce n’est pas facile ce silence et la solitude d’un directeur général qui doit prendre la responsabilité de licencier un agent. Je vous assure et je puis vous le dire que ce n’est pas une partie de plaisir. Ce n’est pas une situation agréable. On est obligé de prendre la décision et la gérer. »
L’Hôtel Sopatel Silmande a repris du service et tous les services fonctionnent normalement. Des employés saisonniers ont été recrutés pour venir en renfort au personnel.
 

Balguissa Sawadogo

Ecodufao.com/Ecodafrik.com

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