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Développement

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640 milliards de FCFA pour renforcer la résilience

Le Burkina Faso a défini ses priorités résilience pays (PRP). « A l’horizon 2035, la pauvreté des populations burkinabè et la vulnérabilité de leurs moyens de subsistance sont réduites de moitié et elles jouissent d’une sécurité alimentaire et nutritionnelle  durable ». Telle est l’ambition de ces PRP. Le 23 janvier, le conseil national de sécurité alimentaire (CNSA) a reçu mandat d’opérationnaliser ses priorités. De façon pratique, le programme devra permettre de renforcer la résilience de 5,5 millions de personnes au cours des 05 prochaines années. Cet effectif devra être doublé d’ici 2025.

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Au Burkina Faso, des millions de personnes sont encore confrontés à la faim et à l’extrême pauvreté. Leur vulnérabilité s’est davantage accentuée avec les changements climatiques qui occasionnent des crises humanitaires par moment. Il y a donc lieu de renforcer la résilience des populations. Sous l’égide de l’Alliance globale pour la résilience (AGIR), les différents pays ont été exhortés à définir leurs priorités résilience. Le Burkina Faso, le Cap vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Niger, le Mali, le Tchad et le Togo ont déjà validé leurs priorités résilience à l’issue d’un processus inclusif ayant impliqué un large éventail de parties prenantes. L’Alliance s’appuie sur une compréhension partagée de la résilience comme étant « La capacité des ménages, familles, communautés et des systèmes vulnérables à faire face à l’incertitude et au risque de choc, à résister au choc, à répondre efficacement, à récupérer et à s’adapter de manière durable ». Cette définition invite à lier les efforts humanitaires et de développement pour accroître la résilience des ménages, familles et communautés vulnérables afin de rompre avec le cycle des crises alimentaires et nutritionnelles récurrentes.
Il s’agit donc d’aborder, dans une même démarche, les causes des crises alimentaires et nutritionnelles aiguës et chroniques en aidant les ménages vulnérables à accroître leurs revenus, accéder aux infrastructures et aux services sociaux de base, construire un patrimoine en renforçant durablement leurs moyens d’existence. Cette approche implique la mise en œuvre simultanée de programmes structurels à long terme et ceux de court terme à même de répondre aux besoins immédiats des plus vulnérables. Les programmes de long terme incluent notamment le renforcement des capacités à tous les niveaux, ainsi que le renforcement de la dimension « résilience » des communautés : développement/renforcement de la gouvernance, services sociaux (eau, éducation, santé), systèmes communautaires de stockage alimentaire et autres infrastructures, mécanismes communautaires de prévention et d’alerte précoce, etc.
Avec le soutien de ses partenaires, le Burkina Faso compte travailler sur ses différents aspects afin que l’ambition « Faim zéro, d’ici 2035 » d’AGIR puisse être une réalité.
L’enveloppe totale des PRP est de 640 milliards de FCFA. Les financements proviendront de l’Etat, des partenaires au développement, des collectivités locales, du secteur privé, des organisations de la société civile, des ONG et associations de développement. A ce jour, 269,339 milliards de francs CFA ont déjà été mobilisés.

Aimé Florentin BATIONO
ecodufaso.com / ecodafrik.com

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