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Développement

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30 milliards pour une assistance alimentaire aux ménages pauvres

Le Burkina Faso attendait au moins 5 millions de tonnes. Au finish, la production céréalière de la campagne agricole 2015/2016 est estimée à 4 535 939 tonnes, soit une hausse de 1,49% par rapport à la campagne écoulée, de 0,96% par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes. Ces statistiques sont loin des 12% de hausse qui étaient attendus par rapport à 2014-2015. Conséquences, les conditions alimentaires seront difficiles pour les ménages pauvres et très pauvres.

A l’image de la campagne agropastorale écoulée, celle de 2015/2016 a connu une installation disparate d’une région à l’autre. En effet, selon le ministère de l’agriculture, son démarrage a été difficile dans toutes les régions, car des pluies précoces ont été enregistrées aux mois d’avril et mai dans plusieurs localités du pays et ont permis d’opérer des semis notamment dans la moitié sud et une partie du centre du pays. Ensuite les mois de juin et juillet ont été marqués par des séquences sèches sévères et de durée variables sur la majeure partie du pays. Cette irrégularité de la pluie a occasionné des pertes de semis et a eu comme conséquence des retards de semis par endroits et un mauvais développement des cultures sur la majorité des zones agricoles du pays. C’est au cours des mois de juillet et d’août que la campagne agricole s’est véritablement installée dans la majorité des régions du pays grâce à l’abondance, à la régularité et à la bonne répartition dans l’espace et dans le temps de la pluviométrie observée pendant cette période.

La conséquence de cette situation, c’est que des milliers de Burkinabè auront nécessairement besoin d’une assistance alimentaire car ils ne pourront pas satisfaire leurs besoins sur la base des récoltes. Pour ce faire, le gouvernement annonce la mise en œuvre d’un plan pour renforcer la résilience des populations, améliorer leur accessibilité aux produits alimentaires et prendre en charge les enfants victimes de malnutritions sévères aigües et modérées. Le montant de ce plan s’élève à trente milliards sept cent onze millions huit cent vingt quatre mille six cent dix (30 711 824 610) francs CFA.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/ Groupe Ecodafrik

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