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215 agents des douanes aptes à mobiliser des recettes pour l’Etat

215 agents de douanes ont reçu, le mardi 14 juillet 2015 à Ouagadougou, leurs parchemins de fin de formation à l’Ecole nationale des douanes (END).

«Loyauté-intégration-dévouement», c’est le nom de baptême des 215 stagiaires burkinabè, gabonnais, congolais, de la centrafricain, tchadien et du nigérien, en fin de formation à l’Ecole nationale des douanes (END). Ils ont reçu ce mardi 14 juillet 2015 à Ouagadougou, leurs galons, à l’occasion de leur cérémonie de sortie. Ils sont composés d’un préposé, de 151 assistants, de 38 contrôleurs et de 25 inspecteurs de douanes. Après deux ans de formation pour certains et trois ans pour d’autres (les inspecteurs), ils se sont engagés, comme l’a indiqué leur délégué général, Pimbi Nikièma, à servir avec dévouement les services douaniers de leurs pays respectifs. Il a formulé un certain nombre de doléances à l’endroit des autorités. Il s’agit de la réduction de la durée de formation des inspecteurs de trois à deux ans et l’équipement des salles de classes en matériel didactique de pointe conforme aux standards internationaux. Car pour lui, l’END, au regard de son statut de centre régional de formation de l’Organisation mondiale des douanes de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, mérite des installations modernes.

Les regards tournés vers le siège de Tanghin-Dassouri

Le représentant du président de la Commission de l’UEMOA, parrain de la promotion, Christophe Dabiré a rappelé que l’intégration est un processus qui a pour objectif d’intensifier les échanges entre les peuples. C’est dans ce cadre, a-t-il poursuivi, que les administrations des douanes jouent un rôle car elles mettent en œuvre une multitude de mesures en vue de faciliter les échanges et répondre aux impératifs de l’intégration. Il a de ce fait appelé ses filleuls à éviter, durant l’exercice de leurs fonctions, de constituer des barrières à cette intégration. «L’école nationale des douanes, en accueillant des stagiaires d’autres pays, s’apparente à un creuset de l’intégration régionale», a-t-il signifié. Il a enfin assuré les agents, de sa disponibilité à les accompagner durant leurs carrières par des conseils avisés.
La directrice générale, Micheline Ilboudo tient à ce que le siège de l’END situé à Tanghin-Dassouri soit une réalité. De ce fait, elle a besoin d’un accompagnement pour réaliser cette ambition. «Notre position géographique prise en tenaille entre un canal et des commerces est aujourd’hui peu adaptée pour une école paramilitaire», a-t-elle déploré. Pour elle, l’END doit encore se développer pour confirmer son rôle de leader de la formation des douanes dans la région. «L’érection en établissement public de l’Etat donne des opportunités pour ce développement et un plan d’orientation pluriannuel est en instance d’élaboration», a-t-elle promis. Mme Ilboudo a également en projet l’ouverture de filières de formation pour les acteurs de la sphère-douane et l’appropriation de la formation continue au profit de la direction générale des douanes et d’autres secteurs pour qui la connaissance douanière peut être utile. «La vision que nous voulons imprimer à l’END est celle de l’ouverture à l’intérieur et plus à l’extérieur», a-t-elle conclu.

Adama SEDGO
sidwaya.bf

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