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08 mars 2017 : Les business women burkinabè souhaitent de réelles reformes en faveur des acteurs économiques

Le 08 mars 2017, les femmes du Burkina Faso comme celles d’ailleurs ont commémoré la Journée Internationale des Droits de la Femme. Sur le plan l’économique, elles émergent de plus en plus dans certains secteurs d’activités. C’est connu, malgré les énormes difficultés socio-économiques auxquelles elles font fassent les femmes burkinabè qui pour la plupart demeurent dans le secteur informel, participent tant bien que mal au développement économique. Quels changements désirent les opératrices économiques pour 2017 ? Elles livrent tout dans ce qui suit!
Mme Simone Zoundi, Présidente Directrice Générale de la Société d’exploitation des produits Alimentaires (SODEPAL), Présidente de la Fédération Nationale des industries agroalimentaires et de transformation du Burkina
Simone-Zoundi
Dans le domaine de l’entreprenariat, les femmes font face au faiblement moyen, aux faibles compétences et aux difficultés d’accès au financement. Beaucoup de femmes connaissent des difficultés pour évoluer dans leur secteur respectif. Il y a beaucoup aujourd’hui qui s’exercent dans le secteur informel faute de moyens. C’est pourquoi nous en tant qu’organisation professionnelle nous travaillons à aider ces femmes à ce qu’elles passent du secteur informel à celui formel dans leurs avantages.
Aussi, les femmes ont besoin d’être en contact avec d’autres structures à l’international. A ce niveau cependant, il y a des problèmes cruciaux qui se posent à elles. Par exemple pour la destination vers la France, il y a toujours des grandes difficultés pour l’obtention des visas. Beaucoup d’entre nous ont connu cela. Alors nous voulons vraiment que des solutions idoines soient trouvées.
Mme Minata Koné, General Manager Société de Transformation Industrielle de l’Anacarde au Burkina Faso (SOTRIA-B)
Minata-Koné
Le cajou est le troisième produit d’exportation agricole au Burkina Faso après le Coton et le sésame. Le problème majeur que rencontre ce secteur, c’est celui de la transformation. Il y a une transformation locale dans le cajou. Mais le véritable problème est que les industries de transformation ont des difficultés à s’approvisionner par ce que la matière première est exportée brute sans transformation. C’est pourquoi nous souhaitons que les acheteurs viennent pour cela investir dans les zones de production pour créer de l’emploi. Par ce qu’il a été démontré par les grands économistes que le cajou a un fort potentiel. Au lieu de venir prendre et créer de l’emploi ailleurs, venez investir et créer de l’emploi local. Le PNDES peut saisir cette filière pourquoi pas comme une opportunité pour son développement.
Ce que nous souhaitons en 2017, c’est que le gouvernement puisse prendre des mesures allant dans le sens de l’accompagnement des acteurs économiques sinon ça ne va pas. Nous sommes là depuis sans que rien ne se passe. Avant nous pouvons comprendre par ce que nous étions sous la transition mais maintenant c’est passé. Il faut des reformes. Dans d’autres pays membres de l’OMC dans la même situation que le Burkina Faso, c’est fait. Donc cela peut se faire ici aussi pour accompagner les acteurs. Et nous croyons fort en cela.
Mme Adja Mamounata Velgda, Groupe Velgda
Adja-Mamounata-Velgda
Nous désirons un grand changement en 2017. Quand nous nous appuyons sur le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) et les différents programmes du gouvernement nous osons croire que cela va permettre aux pme-pmi d’évoluer mais aussi aux grandes entreprises pour qu’elles aillent de l’avant. Aujourd’hui nous avons constaté que la plupart des appuis sont tournés vers les pme pourtant les grandes entreprises en ont aussi besoin au risque de disparaître. Avec ces différents programmes, nous pensons qu’à termes chacun pourra se réjouir. En attendant pour le moment nous ne pouvons-nous réjouir en tant qu’opératrice économique.
Mme Valérie KABORE, DG de Media 2000, Elue Consulaire à la Chambre de Commerce et de l’Industrie

Valérie-Kaboré
La participation de la femme à l’économie nationale est une évidence. C’est bien connu et reconnu. Et avec toutes les perspectives du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES), la position de la femme est transversale.

Dans tous les secteurs d’activités nous sommes impliquées. C’est à nous de pouvoir saisir ces opportunités pour nous affirmer et avancer. Le législateur est déjà conscient de certaines faiblesses au niveau. Au niveau politique ils sont en train de créer une synergie pour le financement de nos entreprises. C’est aux femmes de donner un certain dynamisme à la gestion quotidienne de leurs entreprises, pour pouvoir tirer le maximum de profits de tous ce qui se prend comme mesure en notre faveur.

Balguissa Sawadogo

Ecodufaso.com/ecodafrik.com

 

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